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Parménide d’Élée (vers 515–450 av. J.-C.) — ontologie, métaphysique. Galerie Philosophes, portrait 1/3 : vingt-cinq siècles de doute.
Un poème, dont il ne reste que des fragments, et pourtant l’une des idées les plus radicales jamais formulées : l’être est, le non-être n’est pas. Pour Parménide, le changement, le mouvement, le devenir sont des illusions des sens ; la réalité véritable est une, immobile, éternelle — un bloc sans naissance ni mort. Son disciple Zénon forgera ses célèbres paradoxes (Achille et la tortue, la flèche) pour défendre cette thèse vertigineuse.
Folie ? Pas si vite. Vingt-cinq siècles plus tard, la relativité ressuscite Parménide sous un nom moderne : l’univers-bloc. Si la simultanéité est relative, passé, présent et futur coexistent dans un espace-temps à quatre dimensions où rien ne « devient » — tout est, simplement. Einstein lui-même, à la mort de son ami Besso, écrivait que la séparation entre passé, présent et avenir n’est qu’une illusion, si tenace soit-elle. Que l’univers-bloc soit la bonne lecture de la relativité reste toutefois âprement discuté par les philosophes de la physique. Débattu
Parménide pose la question que la physique n’a jamais refermée : le temps qui passe est-il une propriété du monde, ou une propriété de nous ?
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L’univers-bloc, d’Élée à Einstein
La collection L’Univers dévoilé consacre un chapitre entier au vertige de l’univers-bloc.
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