ÉtabliDébattuSpéculatif
Isaac Newton (1642–1727) — mécanique, gravitation, optique. Galerie Physiciens, portrait 1/3 : trois siècles de gravité.
L’année de la peste, 1666, l’université de Cambridge ferme ; le jeune Newton se replie dans la ferme familiale de Woolsthorpe. En dix-huit mois d’isolement, il jette les bases du calcul infinitésimal, décompose la lumière blanche et conçoit l’idée qui portera son nom : la même force qui fait tomber une pomme retient la Lune sur son orbite. La pomme, elle, est probablement une légende polie par Newton lui-même dans ses vieux jours — mais l’intuition, elle, est authentique et datée. Débattu
Sa loi de la gravitation universelle est d’une audace inouïe : une seule formule, valable pour la pomme, la Lune, les marées, les comètes. Pour la première fois, le ciel et la terre obéissent aux mêmes lois — la physique devient universelle. Trois siècles plus tard, c’est encore elle qui guide les sondes spatiales. Établi
Mais Newton lui-même était gêné par un aspect de sa théorie : cette force qui agit instantanément, à distance, à travers le vide, sans intermédiaire. « Qu’un corps puisse agir sur un autre à distance, à travers le vide, sans médiation, cela m’est une si grande absurdité… » écrivait-il en substance à Bentley. Il laissait la question ouverte. Elle le resta deux cent trente ans. Établi
L’honnêteté de Newton mérite d’être soulignée : il savait que sa loi décrivait la gravité sans l’expliquer. Distinguer « ça marche » de « on comprend pourquoi » — c’est déjà l’esprit du code de certitude.
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Ce que Newton laissait ouvert
La collection L’Univers dévoilé reprend la question là où il l’a laissée : qu’est-ce que la gravité, vraiment ?
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